La vie sur l’île.

André et Nénette BOLUIX sont
emballés par le site et décident d’y
revenir. Quelques mois plus tard
aidés par des copains ils construisent
la maison qui devait devenir plus tard
"Les Saintes Maries"

Seuls les gardiens de phare et leurs
familles vivaient en permanence sur
l’île. Ils étaient ravitaillés tous les 10
jours par la "Marie Marthe"grosse
vedette des Ponts et Chaussées.
Les pécheurs d’Oran et de Mers el
Kébir habitaient des cabanes où ils
séjournaient 2 à 3 jours entre deux
voyages à Oran pour vendre leur
pêche .

La journée commençait avec le lever
du soleil où il convenait d’être sur le
lieu de pêche pour pécher les plus
petits à la palangrotte (sarangs,
doblades, sarres, rascasses) les
plus gros ( méros, abadéche, deinte)
à la liensa. Retour vers 10h avec de
très belles pêches, casse- croûte
puis masque et palmes pour aller
piquer des rougets ou quelques
beaux poissons entre deux eaux.
A midi cueillette des oursins aux
balsettes, puis déjeuner, sieste
obligatoire au grand désespoir des
enfants.
Dans l’après midi pose ou relevé des
gambines (paniers ronds en fils de
fer tressés véritables pièges à
méros) et des nasses à langoustes.
Au coucher du soleil par temps
calme tour de l’île en bateau en
péchant à la traîne (brochets,
deintes, abadèches) ou pêche au
roseau depuis la terre.
Les soirs sans lune les lamparos se
pressaient autour de l’île pour
remplir leurs filets d’anchois, de
sardines, de maquereaux.
Autour des lampes à carbure nous
assistions à un spectacle féerique:
le ballet des marsouins sautant
autour des filets pleins de poissons
qui scintillaient dans la lumière.

Nous en profitions pour jeter de
grosses lignes à la mer c’était
parfois un requin ou un poisson
limon que nous mettions des heures
à remonter à bord.